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*de
l'âme / of soul
Originaire de Marseille et diplômé des Arts
Décoratifs de Strasbourg,
Matéo. M vit et travaille à Montréal
depuis dix ans. En plus d'être
directeur de création pour ses deux compagnies, Justhuman
Workshop
(Montréal) et Manifest (dont le siège social est à San Francisco),
Matéo est aussi un artiste prolifique qui s'exprime
à travers deux
médiums : la peinture et l'art numérique. Depuis
sa dernière exposition
à la galerie [sas] en 2005, il a acquis une reconnaissance
internationale. Il a été
sélectionné pour participer à
l'international
Art Symposium en mars dernier à Dubaï, et a
été invité à
réaliser des
performances d'art numérique « digital light
painting » pour des
évènements prestigieux à Paris, San
Francisco et Dubaï.
Très
personnelle et intime, sa peinture ne cherche nullement la
séduction du
spectateur. En revanche son art numérique est en immersion
totale avec
la société et les nouvelles technologies.
Matéo utilise même le public
comme support de ses œuvres lors de performances qu'il donne
en direct
à travers le monde. Deux médiums donc,
radicalement différents par leur
résonance, mais ayant la même source, la
même approche : créer de
manière spontanée.
Bien
qu'influencé par la BD ou par des peintres tels que Pierre
Soulage
ou Antonio Tapiès, Matéo recherche constamment,
dans son approche
artistique, la force et la vitalité qui
caractérisent l'Art Brut. Grand
performeur, il ne peut peindre que dans l'urgence afin de laisser
l'instinct dominer la réflexion. Il réalise son
art numérique en direct
et en public ; pour ses peintures, Matéo ne se donne jamais
plus que
quelques semaines pour réaliser une exposition. Ainsi, ses
références,
ses influences ou son intellect ne s'expriment qu'inconsciemment,
laissant une grande place à la
spontanéité et l’originalité.
Matéo
cherche à saisir des émotions, des souvenirs, une
dynamique ou
des énergies ; des évènements fugaces,
qui ne peuvent êtres captés et
matérialisés que dans l'instant d'où,
l'importance d'une exécution
rapide. Pour cela, il utilise des techniques simples, des couleurs
brutes (noir, blanc, bleu, rouge), des supports solides facilitant une
gravure presque frénétique dans la
matière (aluminium, bois,
plexiglass). Les « accidents », les «
hasards » d’un geste sortant de
son supposé contrôle, font parties
intégrantes de l'œuvre. Il les
revendique, les utilise. Il libère ainsi son geste,
animé par une
énergie omniprésente, et laisse aller sa pulsion
créatrice pour jeter
sur l'œuvre la fougue charnelle qu'il entretient avec la
matière.
Si ses
œuvres sont faites dans l'urgence, elles n’en sont
pas moins
extrêmement travaillées. Matéo utilise
une technique personnelle qu'il
a développée au gré de son dialogue
avec les matériaux. Il délaisse le
pinceau pour des outils comme les feutres, la truelle, les clous et
couvre les surfaces d'empreintes et de gravures. De près,
elles
révèlent une richesse de textures et une
multitude de détails. Si on
peut deviner sur certaines œuvres des figures ou des corps,
ce sont
plus les symboles des émotions que des figurations.
Matéo suggère plus
qu'il ne montre, il propose plus qu'il n'impose. Son art est une
véritable rencontre entre la symbolique et le figuratif.
C'est à
travers la mise en scène de cette rencontre que ses
œuvres peuvent
révéler une introspection de l'âme, le
langage graphique devient alors
un substitut à l'incantation humaine.
Avec Mouvements
Aléatoires, Matéo revisite cinq
médiums différents :
papier, bois, aluminium, sérigraphie et vidéo.
Cinq médiums, cinq
parcours ou le public pourra découvrir ou
redécouvrir les différentes
facettes d'un artiste singulier, au talent indéniable.
galerie [sas] du 15 mai au 14
juin 2008
372 rue Sainte-Catherine Ouest, espace 416
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La
Guillaume Simoneau est né dans un village de la rive sud de
Québec. Dans une petite communauté où
les habitants vivent dans une étroite proximité,
il acquiert rapidement un sens aigu de l'observation et une grande
aisance à entrer en relation avec les gens. Il
étudie en sciences appliquées lorsqu'il croise
l’univers de Larry Towell, rencontre qui va
littéralement changer sa vie et provoquer un virage
drastique dans son parcours académique et professionnel. Les
images de Towell, qui l'émerveillent tant par leur propos
que par leur style et leur composition, le portent à se
lancer dans un travail de création photographique qui a
aujourd'hui gagné le support du Conseil des arts du Canada
et du Conseil des arts et des lettres du Québec.
L’artiste
rassemble ici huit œuvres issues d’un travail qui
s'est échelonné sur cinq années. Unies
dans leurs différences, ces images forment en quelque sorte
un portrait de famille dont les membres ont été
éparpillés et qu'on a reconstituée.
À travers elles, Guillaume Simoneau illustre notre zeitgeist
: l'esprit de notre temps. Il met en scène les enjeux
propres à notre ère qui est celle du pouvoir, du
capitalisme et de la mondialisation, tout en restant convaincu que rien
n'est venu à bout de la beauté, de la force et de
l'espoir que couve toujours notre humanité bien imparfaite.
Il soulève les préoccupations et les maux que
laisse dans son sillon l'édification des empires modernes,
plaçant le spectateur devant les icônes de la
globalisation, du corporatisme, de la consommation, des changements
climatiques, du pouvoir, de l'oppression, de la violence. Cette
série exprime le déclin d'une vision utopique, la
perte de l'innocence, le passage vers la
vulnérabilité, vers une vision lucide de la
réalité et de ses travers. Mais ici,
désillusion n'est pas synonyme de désespoir. En
fait, le spectateur se trouve témoin d'une beauté
en transition, ce qui explique le sentiment
d'attraction-répulsion que fait naître ces
oeuvres. En relevant les séquelles d'un monde manifestement
imparfait, ces fragments narratifs surviennent dans l'espoir d'un
dialogue plus ouvert et plus étendu, un dialogue qui
traverserait le micro comme le macro, érigeant des ponts
entre les maux individuels et universels.
Guillaume Simoneau cherche
à raconter le monde le plus objectivement possible, traitant
des humains, des objets et des paysages indistinctement et accordant
autant d'importance aux uns qu'aux autres. Le lieu physique tient un
rôle prépondérant dans cette
série. Les images ont d’ailleurs
été inspirées de lieux divers tels que
Las Vegas et Marrakesh, ainsi que le Mexique et le Québec.
En effet, puisque selon lui, le quotidien agit comme un voile sur les
yeux, le voyage fait partie intégrante de la vie de
l'artiste et de sa pratique. Le déplacement et la rencontre
de lieux nouveaux éveillent ses sens et les images iconiques
ressortent naturellement.
Le magazine Walrus a
récemment publié sa série
‘After Prom’. Il est l'un des membres fondateurs de
7578 et a enseigné au Maine Photographic Workshop ainsi
qu’en de nombreux centres, cégeps, et
universités à travers le Québec, y
compris le centre Saidye Bronfman et Dawson College, où il a
fondé F-Start, un camp d'été pour les
jeunes. Il compte parmi ses clients la majorité des
médias imprimés de Montréal.
galerie [sas] du 15 mai au 14
juin 2008
372 rue Sainte-Catherine Ouest, espace 416
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